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Témoignages


09 avril 2021

Philippe SALVE

Luzy (Nièvre) | Vétérinaire praticien, activité rurale

"Les rares IPI détectés au cours de cette première campagne (2020-2021) sont issus de cheptels non vaccinés"

La première phase du plan d’éradication mise en place vise à détecter et à éliminer rapidement les IPI via le prélèvement de cartilage au moment de leur identification. Ceci, dans le but de limiter la circulation du virus au sein des élevages de notre territoire.

En complément, des mesures sanitaires doivent être respectées comme la quarantaine et le contrôle des introductions, l’état de ses clôtures, la désinfection du matériel en commun, pas de retours d’invendus, …

La vaccination n’étant pas liée à une certification par le vétérinaire, elle est pratiquée par l’éleveur. A ce jour dans notre clientèle 70% des cheptels vaccinent et les rares IPI détectés au cours de cette première campagne sont issus de cheptels non vaccinés.

05 novembre 2020

Arnaud HELIOT

Nan-sous-Thil (Côte-d’Or) | Eleveur (GAEC Heliot Père et Fils - Elevage Allaitant Charolais - 100 Vaches)

"Un bovin IPI est très contagieux et sème rapidement le virus. C’est pourquoi il faut dépister les veaux quelques jours seulement après la naissance"

Nous avons participé à l’expérimentation du dépistage en 2020/21 et lors de la campagne 2021/22 nous allons faire tester notre centaine de veaux à naitre. Un IPi est très contagieux et sème le virus très rapidement. C’est pourquoi il faut dépister les veaux quelques jours seulement après la naissance et se séparer des cas positifs le plus tôt possible.

Nous avons 220 bêtes dans l’exploitation, on ne peut pas prendre le risque que le virus se propage. J’espère que l’ensemble des éleveurs jouera le jeu en Côte-d’Or pour que l’on puisse venir à bout de ce fléau !

22 octobre 2020

Lucie GODART

Diges (Yonne) | Eleveuse (Elevage Allaitant Charolais - 35 Vaches et 150 Brebis)

"J’estime que la BVD m’a fait perdre entre 5 000 et 7 000 euros sur une seule année"

J’ai fait partir des broutards de 8-9 mois au centre d’engraissement en juin 2020. Tout allait bien ils étaient en plein de santé. Arrivés là-bas ils ont commencé à mourir. Des analyses ont été faites, c’était la BVD.

On a mis en place tout un protocole d’assainissement avec le GDS et il s’avère que tout ce qui est né à l’automne dernier est positif.

Même si je subis aujourd’hui les conséquences économiques de cet assainissement, je suis favorable au plan d’éradication pour retrouver un cheptel sain et valoriser mes bovins

J’estime que la BVD m’a fait perdre entre 5 000 et 7 000 euros sur une seule année. L’accompagnement financier de mon GDS m’a aidé à passer cette étape difficile.

11 septembre 2020

Françis TAUPIN

Saizy (Nièvre) | Président du GDS25 et Eleveur (GAEC TAUPIN - Elevage Allaitant Charolais - 130 Vaches)

"Cette prophylaxie obligatoire permet de délivrer un statut BVD qui va suivre à vie l’animal"

Le GDS 58 a mené une phase de test durant la campagne 2019-2020. Elle a permis de repérer les erreurs à corriger pour être opérationnel lors du lancement généralisé et être complétement paré face à toutes les situations d’élevage du département.

La pose de la boucle demande simplement d’être rigoureux et de prendre son temps. Cette prophylaxie obligatoire permet de délivrer un statut qui va suivre à vie l’animal, qu’il soit positif ou non.

Le seul reflexe à avoir c’est d’éliminer les bêtes IPI, même si je reconnais que c’est dur. Sinon, la situation de votre élevage va s’aggraver et vous risquez de contaminer les cheptels voisins.

31 janvier 2020

Thierry MARTIN

Savigny-Poil-Fol (Nièvre) | Eleveur (Elevage Allaitant Charolais - 55 Vaches)

"J’ai fait partie des éleveurs qui ont testé en avance le bouclage BVD durant la campagne 2019-2020"

J’ai contacté le GDS suite à une annonce parue dans Terres de Bourgogne. Je suis généralement engagé dans les actions volontaires J’ai fait partie des éleveurs qui ont testé en avance le bouclage BVD durant la campagne 2019-2020. Durant la phase de bouclage tout s’est bien passé, je n’ai pas vu la différence entre les boucles BVD et les autres. C’est pour moi le même travail. Avec la participation financière du GDS, le surcoût pour mon cheptel est mesuré.

Aujourd’hui mon cheptel est 100% non-IPI, c’est un vrai soulagement. Pour ma part, la recherche du statut de tous les bovins du cheptel est une étape à ne pas négliger.

16 octobre 2017

Boris DIRRENBERGER

Dannemarie (Haut-Rhin) | Vétérinaire praticien, activité rurale

"Pour que le plan de lutte collectif mis en place soit un succès, il faut que tous les éleveurs participent de façon assidue"

La lutte contre la BVD nécessite à la fois :

  • le dépistage par boucles auriculaires qui permet d’éliminer les animaux IPI pour stopper la propagation du virus
  • la prévention vaccinale qui permet d’éviter un passage viral dans son cheptel et la naissance de veaux IPI
  • la vigilance lors des introductions et avec les voisins de pâture.

Pour que le plan de lutte collectif mis en place soit un succès, il faut que tous les éleveurs participent de façon assidue. Grâce à tous ces efforts nous pouvons espérer voir disparaître cette maladie qui sévit dans les cheptels de façon souvent invisible.

19 décembre 2016

Carine ARBEZ

LONGCHAUMOIS (Jura) | Eleveuse (GAEC ARBEZ, Elevage laitier AOP, 70 laitières)

"Nous aurions pu passer à côté"

Tout a commencé avec deux avortements. En plus des analyses habituelles nous nous sommes penchés sur la BVD. Un passage du virus dans le lot des taries a été révélé, coïncidant avec le voisinage d’un troupeau infecté.

Nous aurions pu passer à côté et pourtant c’était l’explication aux problèmes reproducteurs observés à bas bruit en amont, à la baisse de forme du troupeau et à la perte sèche à venir de 11 IPI et 13 veaux morts nés ou atteints de pathologies néonatales. Depuis nous dépistons.

19 décembre 2016

Hervé BARDÉ

Vacqueriette Erquières (Pas de Calais) | Eleveur (EARL de l’Enclos Rouge – Elevage Allaitant Charolais – 30 Vaches)

"Un élan collectif est indispensable pour éradiquer durablement la BVD! "

Même en assurant un maximum de mesures de biosécurité (limitation des contacts de voisinage, contrôles des introductions, désinfection des matériels, ….), le virus  est difficilement maitrisable. Des foyers sont toujours signalés dans mon secteur. La vigilance s’impose.

Inscrit au Herd Book Charolais, je contrôle désormais toutes les naissances par dépistage auriculaire. La boucle 2 en 1, simple d’utilisation, me permet d’apporter une garantie « NON IPI » à mes acheteurs et donc de mieux valoriser mes animaux. Je ne souhaite plus me battre seul contre le virus et je compte désormais sur un élan collectif pour éradiquer durablement la maladie. Le projet d’éradication de la BVD tombe à point nommé !

19 décembre 2016

Cyril VIRIAT

SAINT-GORGON (Vosges) | Salarié (EARL du Voicieux, Elevage laitier, 90 vaches laitières)

"Nous pouvons garantir un statut NON IPI des bovins vendus"

Depuis que le dépistage BVD par boucle auriculaire existe, nous dépistons. Nous avons ainsi l’assurance d’élever des génisses à haut potentiel génétique NON IPI et d’être serein lors de vente en élevage.

En effet, chaque année une vingtaine de génisses et vaches sont vendues ainsi que quelques veaux mâles futurs reproducteurs. Nous pouvons ainsi garantir un statut NON IPI des bovins vendus.

Le dépistage nous permet aussi de vérifier facilement l’absence de contamination de femelles gestantes présentées en concours dans notre pays et à l’étranger.

19 décembre 2016

Virginie FISCHER et Laurent RAUSSIN

FLEURY SUR AIRE (Meuse) | Eleveur-engraisseur (EARL DES TERRES D’ARGENT, Elevage allaitant et engraisseur -170 vaches allaitantes et 200 places d’engraissement)

"Si nous détectons des IPI, ils ne sont pas conservés"

Nous introduisons chaque année 160 broutards qui viennent de plusieurs départements. Seulement, 10 à 15% d’entre eux sont dépistés BVD.

Depuis mars 2014, nous avons choisi de rechercher systématiquement la BVD à l’introduction suite à des problèmes sanitaires. Depuis, le virus de la BVD a été identifié plusieurs fois. Si nous détectons des IPI, ils ne sont pas conservés.

Le dépistage est simple et fiable, on pose la boucle préleveuse au moment de la première pesée, on ne perd pas de temps. Pour nous, tout le monde devrait le faire, naisseur comme engraisseur. La perte de GMQ sur un lot, la mort d’un seul animal, les frais vétérinaires sont bien plus couteux que les analyses.

Nous continuerons à dépister les lots de broutards à l’introduction tant que l’on ne sera pas sûr du statut sanitaire des bovins introduits.

 

19 décembre 2016

Henri WILLEM et Sylvain WEBER

ZOLLINGEN (BAS-RHIN) | Eleveurs de bovins laitiers et allaitants Bio (GAEC DU LANGFELD, 60 vaches laitières et 70 vaches allaitantes)

"Nous préférons anticiper et prévenir plutôt que de soigner nos animaux "

Nous avons conscience d’être exposés à la BVD, notamment parce que nous ne maitrisons pas les risques de contamination en pâture. Nous vaccinions déjà les femelles depuis plusieurs années. Nous sommes en agriculture biologique et en matière de sanitaire, nous préférons anticiper et prévenir plutôt que de soigner nos animaux malades.

Début 2016, nous avons commencé à dépister nos veaux. Nous avons trouvé des IPI issues de vaches en fin de protection vaccinale. Grâce au dépistage à la naissance, nous avons pu détecter ces animaux rapidement pour les éliminer sans attendre.

19 décembre 2016

Jean-Philippe BOURGOIN

Bailly Le Franc (Aube) | Eleveur (Elevage Charolais, 60 vaches allaitantes)

"D’autres pays ont déjà éradiqué la BVD, il est donc possible d’en faire autant"

En 2007, j’ai cessé l’activité laitière pour passer en système allaitant. Un éleveur est venu acheter toutes mes génisses de 3 à 6 mois issues du troupeau laitier et en toute bonne foi, je lui ai vendu un IPI. J’ai procédé à un dépistage complet sur mon troupeau qui s’est révélé négatif.

En 2014, une série de diarrhées chez des veaux m’a laissé penser à un nouvel épisode clinique de BVD. Depuis, j’utilise les boucles auriculaires pour détecter un éventuel IPI. Ce dépistage précoce est un excellent outil de contrôle de l’état sanitaire du troupeau.

Il me semble important de rentrer dans une action « collective » d’éradication de la BVD, seul moyen de lutte efficace. D’autres pays ont déjà éradiqué la BVD, il est donc possible d’en faire autant.

19 décembre 2016

Laurent Ghyselinck

Wassigny (Aisne) | Vétérinaire praticien, activité rurale

"Détecter les IPI et les éliminer permet de réaliser des économies d’antibiotiques sur les veaux"

La BVD est une maladie sous-diagnostiquée. Beaucoup d’élevages ont des pathologies digestives et les troubles de la reproduction passent parfois inaperçus. Le dépistage des veaux à la naissance est un système de surveillance très intéressant car la BVD impacte la santé des veaux. Détecter les IPI et les éliminer permet de réaliser des économies d’antibiotiques sur les veaux.

Depuis 2-3 ans, nous avons préconisé la vaccination et la pose des boucles de dépistage BVD aux éleveurs de notre clientèle. La vaccination permet de protéger les animaux et d’empêcher la formation des IPI, mais si les IPI ne sont pas dépistés et éliminés, le virus peut continuer de circuler et dégrader l’état sanitaire du troupeau.

19 décembre 2016

Mathieu KIMENAU

Verdun (Meuse) | Technico-commercial, spécialisé dans la remise en place des veaux laitiers (Coopérative EMC2 élevage, collecte et valorisation des bovins et des ovins.)

"Notre coopérative octroie une plus-value sur les animaux présentant la garantie -bovin NON IPI- "

Notre coopérative intervient auprès de 2 000 éleveurs sur 10 départements de l’Est de la France.
Parmi nos différentes activités, la remise en place de bovins est importante, elle représente 27 % de notre activité d’où l’intérêt que nous portons au dépistage BVD.

Depuis de nombreuses années, nous préconisions le dépistage BVD à l’introduction des bovins. Avec la généralisation de la recherche BVD à la naissance et l’élimination précoce des IPI, nous sécurisons le statut des bovins que nous vendons à nos adhérents. Au regard de l’impact économique de cette maladie, la performance de nos ateliers se trouve ainsi améliorée.

C’est la raison pour laquelle notre coopérative a souhaité encourager cette démarche par la mise en place d’une plus-value sur les animaux présentant la garantie « BOVIN NON-IPI ».

19 décembre 2016

Jean-Pierre JACQUEMIN

ARCEY (DOUBS) | Eleveur Allaitant, Président d'Eurosanitaire

« Une lutte collective c’est une décision d’éleveur pour répondre aux besoins des éleveurs »

L’action de lutte collective en BVD est réalisable car nous disposons d’outils fiables et d’une bonne connaissance de la maladie.

Une lutte collective, c’est une décision d’éleveur pour répondre aux besoins des éleveurs ; nous avons la capacité réglementaire de structurer une telle lutte, utilisons cette chance et l’Etat nous appuiera pour contraindre les éventuels récalcitrants.

Les efforts de chacun, limités dans le temps, à respecter un plan d’éradication collectif BVD, c’est le succès assuré.