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Témoignages


Boris DIRRENBERGER

Dannemarie (Haut-Rhin) | Vétérinaire praticien, activité rurale

"Pour que le plan de lutte collectif mis en place soit un succès, il faut que tous les éleveurs participent de façon assidue"

La lutte contre la BVD nécessite à la fois :

  • le dépistage par boucles auriculaires qui permet d’éliminer les animaux IPI pour stopper la propagation du virus
  • la prévention vaccinale qui permet d’éviter un passage viral dans son cheptel et la naissance de veaux IPI
  • la vigilance lors des introductions et avec les voisins de pâture.

Pour que le plan de lutte collectif mis en place soit un succès, il faut que tous les éleveurs participent de façon assidue. Grâce à tous ces efforts nous pouvons espérer voir disparaître cette maladie qui sévit dans les cheptels de façon souvent invisible.

Carine ARBEZ

LONGCHAUMOIS (Jura) | Eleveuse (GAEC ARBEZ, Elevage laitier AOP, 70 laitières)

"Nous aurions pu passer à côté"

Tout a commencé avec deux avortements. En plus des analyses habituelles nous nous sommes penchés sur la BVD. Un passage du virus dans le lot des taries a été révélé, coïncidant avec le voisinage d’un troupeau infecté.

Nous aurions pu passer à côté et pourtant c’était l’explication aux problèmes reproducteurs observés à bas bruit en amont, à la baisse de forme du troupeau et à la perte sèche à venir de 11 IPI et 13 veaux morts nés ou atteints de pathologies néonatales. Depuis nous dépistons.

Hervé BARDÉ

Vacqueriette Erquières (Pas de Calais) | Eleveur (EARL de l’Enclos Rouge – Elevage Allaitant Charolais – 30 Vaches)

"Un élan collectif est indispensable pour éradiquer durablement la BVD! "

Même en assurant un maximum de mesures de biosécurité (limitation des contacts de voisinage, contrôles des introductions, désinfection des matériels, ….), le virus  est difficilement maitrisable. Des foyers sont toujours signalés dans mon secteur. La vigilance s’impose.

Inscrit au Herd Book Charolais, je contrôle désormais toutes les naissances par dépistage auriculaire. La boucle 2 en 1, simple d’utilisation, me permet d’apporter une garantie « NON IPI » à mes acheteurs et donc de mieux valoriser mes animaux. Je ne souhaite plus me battre seul contre le virus et je compte désormais sur un élan collectif pour éradiquer durablement la maladie. Le projet d’éradication de la BVD tombe à point nommé !

Cyril VIRIAT

SAINT-GORGON (Vosges) | Salarié (EARL du Voicieux, Elevage laitier, 90 vaches laitières)

"Nous pouvons garantir un statut NON IPI des bovins vendus"

Depuis que le dépistage BVD par boucle auriculaire existe, nous dépistons. Nous avons ainsi l’assurance d’élever des génisses à haut potentiel génétique NON IPI et d’être serein lors de vente en élevage.

En effet, chaque année une vingtaine de génisses et vaches sont vendues ainsi que quelques veaux mâles futurs reproducteurs. Nous pouvons ainsi garantir un statut NON IPI des bovins vendus.

Le dépistage nous permet aussi de vérifier facilement l’absence de contamination de femelles gestantes présentées en concours dans notre pays et à l’étranger.

Mme Virginie FISCHER et M. Laurent RAUSSIN

FLEURY SUR AIRE (Meuse) | Eleveur-engraisseur (EARL DES TERRES D’ARGENT, Elevage allaitant et engraisseur -170 vaches allaitantes et 200 places d’engraissement)

"Si nous détectons des IPI, ils ne sont pas conservés"

Nous introduisons chaque année 160 broutards qui viennent de plusieurs départements. Seulement, 10 à 15% d’entre eux sont dépistés BVD.

Depuis mars 2014, nous avons choisi de rechercher systématiquement la BVD à l’introduction suite à des problèmes sanitaires. Depuis, le virus de la BVD a été identifié plusieurs fois. Si nous détectons des IPI, ils ne sont pas conservés.

Le dépistage est simple et fiable, on pose la boucle préleveuse au moment de la première pesée, on ne perd pas de temps. Pour nous, tout le monde devrait le faire, naisseur comme engraisseur. La perte de GMQ sur un lot, la mort d’un seul animal, les frais vétérinaires sont bien plus couteux que les analyses.

Nous continuerons à dépister les lots de broutards à l’introduction tant que l’on ne sera pas sûr du statut sanitaire des bovins introduits.

 

MM. Henri WILLEM et Sylvain WEBER

ZOLLINGEN (BAS-RHIN) | Eleveurs de bovins laitiers et allaitants Bio (GAEC DU LANGFELD, 60 vaches laitières et 70 vaches allaitantes)

"Nous préférons anticiper et prévenir plutôt que de soigner nos animaux "

Nous avons conscience d’être exposés à la BVD, notamment parce que nous ne maitrisons pas les risques de contamination en pâture. Nous vaccinions déjà les femelles depuis plusieurs années. Nous sommes en agriculture biologique et en matière de sanitaire, nous préférons anticiper et prévenir plutôt que de soigner nos animaux malades.

Début 2016, nous avons commencé à dépister nos veaux. Nous avons trouvé des IPI issues de vaches en fin de protection vaccinale. Grâce au dépistage à la naissance, nous avons pu détecter ces animaux rapidement pour les éliminer sans attendre.

Jean-Philippe BOURGOIN

Bailly Le Franc (Aube) | Eleveur (Elevage Charolais, 60 vaches allaitantes)

"D’autres pays ont déjà éradiqué la BVD, il est donc possible d’en faire autant"

En 2007, j’ai cessé l’activité laitière pour passer en système allaitant. Un éleveur est venu acheter toutes mes génisses de 3 à 6 mois issues du troupeau laitier et en toute bonne foi, je lui ai vendu un IPI. J’ai procédé à un dépistage complet sur mon troupeau qui s’est révélé négatif.

En 2014, une série de diarrhées chez des veaux m’a laissé penser à un nouvel épisode clinique de BVD. Depuis, j’utilise les boucles auriculaires pour détecter un éventuel IPI. Ce dépistage précoce est un excellent outil de contrôle de l’état sanitaire du troupeau.

Il me semble important de rentrer dans une action « collective » d’éradication de la BVD, seul moyen de lutte efficace. D’autres pays ont déjà éradiqué la BVD, il est donc possible d’en faire autant.

Laurent Ghyselinck

Wassigny (Aisne) | Vétérinaire praticien, activité rurale

"Détecter les IPI et les éliminer permet de réaliser des économies d’antibiotiques sur les veaux"

La BVD est une maladie sous-diagnostiquée. Beaucoup d’élevages ont des pathologies digestives et les troubles de la reproduction passent parfois inaperçus. Le dépistage des veaux à la naissance est un système de surveillance très intéressant car la BVD impacte la santé des veaux. Détecter les IPI et les éliminer permet de réaliser des économies d’antibiotiques sur les veaux.

Depuis 2-3 ans, nous avons préconisé la vaccination et la pose des boucles de dépistage BVD aux éleveurs de notre clientèle. La vaccination permet de protéger les animaux et d’empêcher la formation des IPI, mais si les IPI ne sont pas dépistés et éliminés, le virus peut continuer de circuler et dégrader l’état sanitaire du troupeau.

Mathieu KIMENAU

Verdun (Meuse) | Technico-commercial, spécialisé dans la remise en place des veaux laitiers (Coopérative EMC2 élevage, collecte et valorisation des bovins et des ovins.)

"Notre coopérative octroie une plus-value sur les animaux présentant la garantie -bovin NON IPI- "

Notre coopérative intervient auprès de 2 000 éleveurs sur 10 départements de l’Est de la France.
Parmi nos différentes activités, la remise en place de bovins est importante, elle représente 27 % de notre activité d’où l’intérêt que nous portons au dépistage BVD.

Depuis de nombreuses années, nous préconisions le dépistage BVD à l’introduction des bovins. Avec la généralisation de la recherche BVD à la naissance et l’élimination précoce des IPI, nous sécurisons le statut des bovins que nous vendons à nos adhérents. Au regard de l’impact économique de cette maladie, la performance de nos ateliers se trouve ainsi améliorée.

C’est la raison pour laquelle notre coopérative a souhaité encourager cette démarche par la mise en place d’une plus-value sur les animaux présentant la garantie « BOVIN NON-IPI ».

Jean-Pierre JACQUEMIN

ARCEY (DOUBS) | Eleveur Allaitant, Président d'Eurosanitaire

« Une lutte collective c’est une décision d’éleveur pour répondre aux besoins des éleveurs »

L’action de lutte collective en BVD est réalisable car nous disposons d’outils fiables et d’une bonne connaissance de la maladie.

Une lutte collective, c’est une décision d’éleveur pour répondre aux besoins des éleveurs ; nous avons la capacité réglementaire de structurer une telle lutte, utilisons cette chance et l’Etat nous appuiera pour contraindre les éventuels récalcitrants.

Les efforts de chacun, limités dans le temps, à respecter un plan d’éradication collectif BVD, c’est le succès assuré.